AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 La véritable histoire de Rykke Errel

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Iwerzhon
Disciple d'Herodote
avatar

Messages : 43
Date d'inscription : 09/05/2013
Personnage : Lyssa

MessageSujet: La véritable histoire de Rykke Errel   Sam 15 Juin 2013 - 10:37

La scène devait sans doute être misérable, je vous l'accorde, à me retrouver ici dans la taverne du Chabrulé, un des coins les moins bien famés du monde des douze. Mais je ne vous autoriserai pas à rire de mon sort avant d'avoir écouté mon histoire...


J'étais encore jeune, bien jeune... C'était il y a des années ! Je naviguais encore sur les rives de Sufokia, trouvant en chaque chose de fabuleux trésors, en chaque instant de palpitantes aventures, en chaque rencontre le signe du destin. Je vivais paisiblement, sans rien attendre du lendemain. Un lendemain qui avait encore l'art de surprendre, sans pour autant briser l'aura de paix qui entourait la région.

J'ai rencontré la belle Helséphine, le croyez-vous ? Elle qui était prisée de tous alors qu'elle n'en aimait qu'un. Celui-là même qui, indirectement, causa sa mort ! J'étais là quand il a affronté Bolgrot la première fois, seul. J'étais en train de pêcher non loin de là quand j'ai entendu un fracas terrible éclater dans le ciel, à en faire trembler la terre. J'ai d'abord sursauté, croyant que l'invasion de bworks s'était étendu très loin de leurs terres mais j'étais bien loin de la réalité... Un combat terrible faisait rage non loin de là, le bientôt célèbre Rykke Errel luttait contre la terreur des cieux, fils d'Aguabrial, celui qui provoqua la fin du monde tel que nous le connaissions...


Je vous vois venir, vous pensez que je vous raconte n'importe quoi, c'est ça ? C'est navrant, vraiment, que l'on aille jusqu'à renier les temps reculés, mais c'est compréhensible maintenant que l'ordre a été retrouvé, on cherche à oublier. Sauf que pour moi, ce n'est pas une histoire que l'on conte à un enfant le soir, c'est mon passé, ma vie ! Et je ne vous laisserai pas partir d'ici avant d'avoir entendu la fin de mon histoire...

Lorsque je suis arrivé sur place, j'ai vu un immense dragon dressé sur ses pattes arrières, face à un pauvre iop téméraire, j'ai vu Bolgrot, terreur d'Amakna, en train de se préparer à achever sa victime. J'ai d'abord voulu fuir, me retourner et courir jusqu'à ce que je m'écroule par terre, mais je ne pouvais pas bouger, je restais là, immobile, sans rien pouvoir faire. Moi qui croyait vivre quelques fabuleuses aventures, j'étais pétrifié de peur non pas face au dragon, mais à la réalité qui m'oppressait désormais. Toute ma vie n'avait été que flemmardise, satisfaction d'acquis. Je n'ai jamais cherché à obtenir plus que j'en possédais, et si jusqu'à maintenant je pouvais m'en contenter, je sentais que désormais ça ne serait pas suffisant, que le sentiment d'avoir passé à côté de quelque chose d'essentiel toute ma vie m'oppresserait à jamais. 
J'étais là, devant lui, sans rien pouvoir faire, sinon attendre qu'il achève rapidement sa victime et ne me remarque pas. Je voyais ce iop, plein de fougue mais surtout de folie, rendre chaque coup que le dragon lui donnait, se relevant inlassablement et tandis que le dragon s’apprêtait à lui porter le coup final, je fis l’inimaginable. Je m'élançai en hurlant à la mort, courant droit vers eux sans m'arrêter alors que le iop se retournait vers moi, surpris. Les griffes du dragon me traversèrent alors que je m'interposai. Je souriais. Je souriais comme jamais je n'avais souri, comme jamais je n'avais éprouvé tant de bonheur. Enfin j'avais compris ce qu'essayait de m'enseigner mon frère, enfin j'avais trouvé une raison à ma vie. 

« Ta chair et ton sang ne t'appartiennent pas, elles appartiennent à ceux que tu chéris. »

Je hurlai alors à Rykke Errel d'en finir avec ce dragon, qu'il en profite pendant qu'il en avait encore l'occasion, mais il n'en fit rien. Il lâcha son arme et s'agenouilla devant le dragon, la tête inclinée. Le dragon se figea, puis sortit ses griffes de mes entrailles. Le dragon parla, il articula des mots dans une langue irréelle, envoûtante, mais je ne comprenais pas ce qu'il disait, j'eus un vertige et je m'évanouis.

Du reste de cette journée, je n'en connais que les récits fabuleux à l'honneur du vaillant chevalier qui affronta seul la bête qui s'inclina sous sa force sans égale. Jamais il ne fût mentionné mon nom dans aucun récit, car jamais le iop n'avait vaincu le dragon. Il n'avait fait que prendre pitié du iop avec qui il s'est ensuite lié d'amitié. Je l'avais sauvé et il s'était ensuite corrompu avec l'âme d'un dragon, jamais je n'aurai pensé cela possible...
Il m'invita à le rejoindre chez lui et ce à plusieurs reprises, je refusais systématiquement. Je n'avais que faire de cette homme qui, par sa bêtise, avait laissé vivre la plus terrible des créatures qu'avait connu le monde des douze. Il devait sans doute penser que je lui en voulais de ne pas figurer dans ses récits, il valait mieux que les choses soient ainsi. Je détestais l'idée d'être présenté sur ces tissus de mensonges honteux.

J'abandonnais mes activités de pêcheur pour découvrir le monde, rencontrer d'innombrables personnes, marcher sur les remparts de Bonta, qui n'était bâtie que depuis quelques années. Et je finis par revenir sur ma terre natale, là où Rykke Errel était désormais devenu un héros. Je ne le reconnu pas tout de suite, parmi la foule sur la place marchande, car j'admirais la beauté de la femme qui marchait à ses côté, Helsephine. Elle était somptueuse et j'avais beau la contempler, je ne pouvais me résoudre à lui affecter le moindre défaut, tant elle paraissait iréelle. La voir dans les bras de ce menteur me désolait, mais je ne pouvais résister à la tentation de m'approcher d'eux. Rykke Errel me toisait du regard, sans sembler me reconnaître. Il me sourit amicalement comme il l'aurait fait avec un autre, et passa devant moi faisant mine de s'intéresser à l'étalage d'un bijoutier présentant ses articles, avant de mettre un de ces colliers au cou de sa dulcinée. Elle rayonnait de beauté et irradiait la joie de vivre, comme jamais je ne l'avais vu chez quiconque d'autre.

Rykke Errel se retourna alors vers moi, et je lui souris. Je lui souris comme je n'avais pas souri depuis des années, aux frontières de Sufokia, alors que l'orage grondait. Il déglutit avant de faire un pas en arrière, perturbé. Je continuais alors à sourire avant de me retourner, et me mêler à la foule. Ce jour là j'avais pu constater jusqu'à quelle point sa tromperie l'avait mené, et ce jour là je lui avais rappelé que derrière tout ce tissu de mensonge se trouvait une vérité qu'il n'oserait sans doute jamais avouer.


Vous me prenez toujours pour un fou ? Mais peu importe, cette histoire remonte à si longtemps, que vous me croyez ou non ne changera rien. Le sort d'Helsephine restera le même, peu importe la vérité qui s'y cache derrière. Rykke Errel continuera à être acclamé des siècles durant à travers des ballades en son nom, jamais il ne connaîtra le repos de la vérité. 
Qui suis-je, vous dites ? Je ne suis qu'un homme qui respecte encore les anciennes traditions. Mon âme est à la déesse Sacrieur, ma chair et mon sang à mes prochains.
Je ne vis plus que pour mes croyances et en l'honneur de la vérité. Le mensonge est le parasite de l'âme, l'ignorance est le premier obstacle de la liberté.

C'est ce que je suis, et voici ce que je suis devenu...

Ma mère vénérait Crâ, mon père Feca. Ma naissance est apparue sous la bénédiction de deux déesses, mais mon coeur ne pouvait appartenir à aucune d'entre elle, tout comme mon frère. Ethic qu'elle s'appellait, et sa beauté n'avait alors aucune égale. Elle avait rencontrée Augure il y a bien longtemps, sur les terres où Helsephine naîtra plus tard. 


J'ai suivi la même voie que mon frère car je sentais que ma place n'était pas là. Je voyais au sein de la déesse Sacrieur ce qui manquait en moi, la présence d'une famille. Ils ont toujours été loin de chez nous, dès que mon frère était en âge de s'occuper de moi. Ils ont disparus dans les terres Dragoeufs alors que je n'étais qu'un enfant, et tout ce qui me reste d'eux se résume à peu de chose, sinon que même si il n'était pas toujours là pour nous, ils nous aimaient, profondément.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Herodote
Enquêteur
avatar

Messages : 84
Date d'inscription : 08/05/2013
Localisation : Lyon
Personnage : Herodote

MessageSujet: Re: La véritable histoire de Rykke Errel   Sam 15 Juin 2013 - 10:44

Iwerzhon a écrit:
Ma mère vénérait Crâ, mon père Feca.
Ton père était quelqu'un de spirituellement supérieur nan?

Très joli sinon !

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://sye-domini-diem.fra.co
 
La véritable histoire de Rykke Errel
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Recherche guilde pandawa [Rykke Errel]
» Vend panoplie Kwak de Glace [Rykke-Errel]
» Nokyn pandawa eau sur Rykke-Errel
» La véritable histoire des 3 petits cochons
» La véritable histoire des Flandres françaises

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
- Sye Domini Diem - :: Partie Publique :: Role Play-
Sauter vers: